Objectifs

Le projet a un double objectif : D’abord, résoudre les problèmes environnementaux et économiques provoqués par l’élimination de certains sous-produits et déchets d’élevage et urbains non recyclables.

Deuxièmement, et en parallèle, obtenir de l’énergie propre qui peut être utilisé par l’industrie, les entreprises ou les ménages des environs. Ce résultat est obtenu en transformant ces déchets en biogaz et en biomasse, dans un processus produisant plus d’énergie qu’il n’en consomme.

Objectifs

Un certain nombre d’objectifs spécifiques permet de mieux comprendre le projet Metabioresor :

A/ Trouver la combinaison optimale des différents sous-produits et déchets à utiliser dans l’usine pilote pour produire le maximum d’énergie possible. Cela passe par une évaluation de la production de biogaz et de sa teneur en méthane pour différentes combinaisons de cosubstrats : boues d’épuration, cadavres d’animaux, déchets et sous-produits de l’élevage : fumier, hydrolysat de cadavres, déchets d’abattoir…

B/ Étudier les propriétés physico-chimiques des digestats générés par la méthanisation, en analysant plus de 20 propriétés différentes, pour optimiser ses possibles applications, ou bien sa postérieure déshydratation et transformation en CDD (Combustible Dérivé de Déchets) pour sa combustion dans une chaudière de biomasse appropriée.

C/ Optimiser les processus de mélange (avec les déchets d’élagage et de jardinage, les déchets de bois et celui récupéré des DSU, ainsi que le bois d’élagage d’origine forestière) et de granulation, en développant un CDD optimal en termes de production d’énergie calorifique avec un impact minimum sur la qualité de l’air.

D/ Trouver le meilleur usage possible pour les déchets ultimes, des cendres qui représentent 2–3 % du volume initial des déchets.

E/ Développer des études économiques pour évaluer les coûts et les bénéfices de la récupération d’énergie des sous-produits et déchets, à différents niveaux et dans différentes régions d’Europe.

Par ses actions, le projet Metabioresor démontre la faisabilité de ce processus pilote grâce aux ajustements techniques et économiques nécessaires dans ses différentes phases, posant les bases de la construction d’une usine à grande échelle.

Une telle usine pourrait, par exemple, être utilisée par les administrations locales ou régionales, les coopératives et les grandes exploitations porcines ou les agriculteurs pour la gestion des déchets et des sous-produits, en rentabilisant l’investissement grâce à l’énergie produite, tout en résolvant un problème environnemental.